Rendement du portefeuille depuis sa création (en date du 30 Septembre 2010) : Portefeuille-Financier : 15.13% , TSX: 7.02%, Valeur Ajoutée: 8.11%
" Vous n'avez jamais raison ou tort parce que les autres sont d'accord avec vous. Vous avez raison parce que vos données sont exactes et votre raisonnement juste "
--- Warren Buffet

vendredi 1 octobre 2010

Un autre bon trimestre ! (Q3-2010)

Au cours de ce 3e trimestre de l’année, le Portefeuille –Financier a généré un merveilleux rendement de 10.9% comparativement à 9.5% pour le TSX. Jusqu’à présent, le portefeuille n’a pas encore connu de rendement négatif pour aucun trimestre. Espérons que cela continue pour le plus longtemps possible.

Depuis le début de la création du portefeuille, soit le 21 décembre 2009, le rendement est de 15.1% pour le Portefeuille-Financier alors que pour le TSX, le rendement n’est que de 7.0%. Je ne vous cache pas ma très grande satisfaction.

Je dois patienter avant de vous présenter quelques graphiques car je connais présentement quelques problèmes techniques. Je n’arrive pas à uploader aucune image.

Voici les grandes lignes de ma philosophie d’investissement.

1. Rechercher des entreprises qui génèrent des Cash Flow positif de façon constante.

2. L’entreprise doit avoir peu ou pas de dette.

3. Il faut un avantage compétitif durable afin de protéger l’entreprise.

4. Le titre doit se transiger à un niveau inférieur à sa valeur intrinsèque.

5. Le management doit être en place depuis longtemps.



Bonne Bourse !

jeudi 26 août 2010

La consommation de l’américain

On dit souvent qu’il faut connaitre son passé afin de ne pas faire les même erreurs. La grande dépression des États-Unis a été causé parce que l’américain était trop endetté. En effet les prêts bancaires étaient à plus de 30% du PIB. Après avoir passé quelques années de sobriété, voilà que l’américain s’est remis à consommer depuis 1942. Au début, tout allait bien jusqu’en 2003 alors qu’il a décidé de consommé à une vitesse grand V grâce à l’endettement. Ce qui devait arriver arriva. Il en a fait une overdose entrainant ainsi l’économie dans une des pires récessions de l’histoire. Aujourd’hui, alors de l’américain entre dans une phase de désintoxication, la FED tente de convaincre les banques à prêter plus d’argent. Le parrain de l’endettement a peur que l’américain arrête de consommer. Il ne semble pas comprendre que parfois, il y a un prix à payer pour la croissance. À l’heure actuelle, nous sommes encore loin de la tendance historique. Pourquoi ne pas lui foutre la paix à l’américain et le laissé vivre son deleveraging en paix? Il en a énormément besoin. Apprenons à vivre avec une faible croissance et investissons dans des entreprises qui seront en mesure de s’adapter à ce nouvel environnement.

lundi 16 août 2010

Une autre acquisition pour MTY !

MTY vient de mettre la main sur la chaine de restaurant Valentine qui comte 95 restaurants et un chiffre d’affaires de 29 millions de dollars. Contrairement à ce que M. Nadeau ait pu dire sur le canal Argent, MTY génère déjà plus de la moitié de ces revenus à l’extérieur du Québec. Cette acquisition représentera environ six pourcents du nombre total de restaurant. Le prix payé par MTY sera de 9.3 millions de dollars, soit un peu moins de 100 000$ par restaurants. J’estime que ce prix est très raisonnable. Fidèle à ces habitudes, Mr. Ma, CEO de l’entreprise, utilisera les fonds de la compagnie.

MTY continue d’être le consolidateur de l’industrie de la restauration rapide au Canada et ne semble pas faire aucune indigestion des multiples acquisitions faites durant les dernières années. Tel que mentionné sur mon premier article de l’entreprise ( http://portefeuille-financier.blogspot.com/2010/01/mty-la-recette-du-succes.html ), le modèle d’affaire de MTY se transforme afin de faire place aux restaurant qui ont pignon sur rue. Malheureusement, ces restaurants ont de plus faibles marges de profits étant donné que le prix des loyers sont plus élevés. Je m’attend donc à un légère contraction des marges durant les prochaines années mais tout de même un bonne croissance des profits.

Je ne crois pas que MTY connaitra une forte croissance des ventes à long terme grâce à Valentine. En effet, Valentine œuvre dans le secteur de la mal bouffe et contrairement à ces bannières vedettes tels Thai Express et Suship Shop, Valentine ne connait pas une forte croissance. J’aurais aimé voir MTY mettre la main sur les droits d’exclusivité pour le Canada de SaladWorks qui fait présentement fureur dans plusieurs pays.

Malgré tout, le prix payé pour Valentine semble très intéressant et j’estime que cela apportera tout de même de la valeur aux actionnaires.

vendredi 13 août 2010

Dans quels secteurs investir au Canada?

Le ROE est un bon indicateur de la performance d’une entreprise. Pour déterminer le ROE espéré il suffit de diviser le P/B par le Forward P/E. Plus le ROE espéré est élevé, plus le titre devient intéressant. Cependant, une compagnie qui a un ROE espéré élevé se transige souvent à des ratios d’évaluation élevés. Un investisseur rationnel serait donc à la recherche d’une entreprise qui sera en mesure de générer un ROE élevé tout en payant un faible ratio d’évaluation. J’ai préparé un petit graphique montrant la relation entre le ROE espéré pour les 12 prochains mois et le P/B pour les différents secteurs au Canada. Selon le graphique, les secteurs de la consommation discrétionnaire, la consommation de base et les financières semblent être sous-évalués dans le marché actuel. De l’autre côté, le secteur des matériaux, de la santé ainsi que des industries manufacturières semble surévalués.

J’aime bien ce petit graphique car il permet de bien visualiser les secteurs à privilégier dans le marché actuel.


lundi 2 août 2010

Trois gestionnaires de portefeuille qui ne suivent pas mes conseils.

Ceux qui suivent régulièrement ce blogue savent je suis un partisan du fondamentalisme. J’aime comprendre l’entreprise dans lequel je suis investit et savoir qu’elles ont tous un avantage compétitif. J’utilise la macroéconomie pour expliquer ce qui arrive dans mes entreprises et non pour essayer de prévoir les marchés. Je ne suis pas non plus un grand amateur de la vente à découverts car le marché peut être infiniment irrationnel.

Jusqu’à présent, ces principes m’ont été positivement profitables. Il me serait également facile de vous nommer les grands investisseurs sur lesquels je tire mes principes et je penses que la majorité d’entre vous les connaissent déjà très bien (Warren Buffet, Peter Lynch, Benjamin Graham, etc.. ).

J’aimerais présenter aujourd’hui trois grands investisseurs qui ne suivent pas du tout mes principes et qui pourtant, connaissent de très grands succès à titre d’investisseurs.

1. George Soros :

Connu comme étant celui qui a fait sauter la Banque d’Angleterre, Soros fait essentiellement de l’analyse macro économique afin de prévoir les marchés. Il n’hésite pas à faire de la vente à découvert sur des devises comme ce fut le cas le 16 septembre 1992, alors qu’il vendit 10 milliard de livres sterlings. Cette transaction lui aurait rapporter un profit de 1.1 milliards de dollars. Il aurait en 2009, une fortune d’environ 13 milliards de dollars.

2. Steve A. Cohen :

Steve A. Cohen a débuter sa carrière comme trader en 1978. Il a ensuite fonder son propre Hedge Fund en 1992 avec 20 millions de dollars. Aujourd’hui, il en gère environ 14 milliard. Il fait essentiellement de l’analyse technique et se soucie peu du fondamentale des entreprises. Sa firme, SAC Capital Partners, achète et vend près de 100 millions d’actions par jour, soit 1% du volume du U.S. Exchange. Il garde rarement ces positions plus de quelques jours. SAC Capital Partners a su générer en moyenne 30% par année pendant 18 ans et 2008 fut sa seule année avec un rendement négatif. Il est aujourd’hui l’un des hommes les plus riches du monde.

3. Jean-François Tardif:

Aujourd’hui retraité à l’âge de 40 ans, il a travaillé pour Sprott Asset Management. Il est reconnu essentiellement pour son stock picking. Il a un talent extraordinaire pour choisir les titres qui vont monter, mais aussi pour choisir des titres qui vont baisser. Il n’hésite donc pas à faire de la vente à découvert sur des entreprises qu’il juge surévaluer. Durant sa carrière de gestionnaire de portefeuille, il a générer rendement annualisé qui frôle 30% par année pendant 8 ans. Il a même su dégager un rendement positif durant 2008.


Je dois donc admettre qu’il existe des philosophies de placement contraire à la mienne qui ont énormément de succès. Je n’ai absolument pas le style de ces trois merveilleux gestionnaires. Cependant, je dois reconnaitre leur talent. Il est toujours intéressant de découvrir de nouveau style de gestion de portefeuille.

vendredi 16 juillet 2010

Sun Tzu et l’art de la guerre pour battre le marché

Sun Tzu (6e siècle av. JC) était un général chinois qui fut à l'origine du célèbre ouvrage l'Art de la guerre. Car bien que vieux de plus de 2500 ans, ce livre reste encore très étudié et peut s’appliquer dans tous les genres de guerre.

Selon lui, il y a 5 règles très importantes que l’on doit considérer avant d’entamer un combat.

La vertu : Il faut être capable d’admettre ses faiblesses et savoir s’entourer de gens compétent qui vous complète. Peu de gens peuvent avoir la prétention d’avoir atteint le succès sans l’aide de personne. La vertu est également le fait d’admettre que son adversaire peut être plus fort que soit.

Le climat : Il faut être en mesure de déterminer le moment du combat et le cycle des saisons.

La topographie: Comprendre que certaines stratégies ou styles de combat ne peuvent pas s’appliquer dans tous les genres de terrain.

Le commandement : Savoir construire des stratégies ou des plans qui prennent en considération les points précédant.

L’organisation : Avoir une discipline et respecter la stratégie mise en place. Tout est dans l’exécution


L’art de la guerre appliquer aux finances

L’industrie de la finance parle souvent de rendement et cherche constamment à battre l’indice de référence. Pourtant, la majorité des investisseurs produisent un rendement inférieur à celui-ci. Avant d’entrer dans un combat de rendement contre le marché, il est intéressant d’appliquer les 5 règles de la guerre.

La vertu : Il faut admettre que personne ne détient une boule de cristal et que le marché est imprévisible, complexe et sans pitié. Il faut donc s’entourer d’une équipe de gens compétents comme de bon analystes qui partagent votre philosophie de placement, un comptable et un avocat fiscaliste (et pourquoi pas un bon blogues lol ) afin d’exploiter au maximum leurs connaissances en matière de finance et de fiscalité.

Le climat : Il faut être en mesure de déterminer le climat économique de soi-même ainsi que de la société. Avoir un mauvais tempérament face à des baisses de marché résulte généralement à du stress non nécessaire. Il faut connaître sa tolérance au risque et ajuster sa stratégie en fonction de cela. Le climat économique de la société permet également de déterminer si nous sommes en période de récession ou dans une bulle. Cela permettra de préparer un meilleur plan d’attaque.

La topographie : Il faut bien comprendre sur quel terrain que nous jouons. Le marché des actions est très différent de celui des obligations ou même, le secteur technologique est très différent du secteur financier. Les stratégies Buy and Hold, secteuriel, valeur ou croissance ne se joue pas de la même façon dépendamment du secteur dans lequel on est. De plus les conséquences fiscales des produits ou même des types de comptes peuvent être très différent.

Les commandements : Il faut mettre sur papier un plan qui répondra non seulement à vos besoins, mais qui prendra également en considération tous les facteurs qui ont été énumérés précédemment. De plus, il est primordial que ce plan soit flexible en cas de changements imprévus. On doit également bien comprendre ce plan afin de savoir exactement ce qui se passe dans son portefeuille.

L’organisation : Il faudra être discipliné et appliqué le plan à la lettre. L’engagement et le respect des délais fixés au départ sont très importants.


lundi 12 juillet 2010

MTY Q2-2010: Légère déception

MTY Group (TSX: MTY) a publié ces chiffres pour le deuxième trimestre de 2010 le 7 juillet dernier. Malgré une croissance des ventes en ligne avec mes prévisions, je dois admettre que l’importante baisse des marges provenant des franchises m’a déçu. Selon le management, la décroissance des marges a essentiellement été dû à la vente de produits et services offerts aux franchisés ainsi qu’à la livraison de nouvelle localisation. Cela semble donc temporaire et on devrait assister à une augmentation des marges durant les prochains trimestres.

Je suis également déçu de constater que le “same-store sales“ ait pu continuer à décroitre durant les deux premiers trimestres de 2010, alors que les ventes aux détails ont augmenté au Canada durant la même période. MTY souffrirait peut-être de cannibalisation, c’est-à-dire que l’ouverture de nouveau magasin grugerait les ventes provenant de franchises existantes. Si cela est le cas, il faudra que la compagnie développe de nouveau marché.

Pour ce qui est de l’ouverture de nouveau magasin, le management continue de maintenir un rythme d’ouverture net (incluant les fermetures) d’environ 70 nouveaux magasins par année. Sur ce point, le management semble tenir parole.

Je reste optimiste pour le long terme de l’entreprise et je crois que le titre devrait continuer d’augmenter au dessus de 12.50$ par action d’ici la fin de 2011, grâce à la croissance des bénéfices par action. Malheureusement, cela n’offre pas un énorme potentiel de rendement. Effet, le titre se transige actuellement à 11.70$ par action. À moins d’un replie sous la barre de 10.58$ par action, je ne serai pas acheteur actuellement.